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 i'm the killer of death + nathanaël

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Nathanaël Destampes
Nathanaël Destampes


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RPG

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MessageSujet: i'm the killer of death + nathanaël    i'm the killer of death + nathanaël  EmptyMar 6 Nov - 11:00

Nathanaël Thomas Destampes
« the living can't go to Hell, die and come back to me  »


ft. Cole Sprouse

Nom : Autrefois Des Tampes, il s'écrit depuis la Révolution Destampes
Prénom(s) : Nathanaël Thomas
Âge : 23 ans
Date et lieu de naissance : 15 mai 1995, Saint-Malo, France
Orientation sexuelle : Asexuel
Groupe : Résistance

***
NATIONALITé : Français éTUDE/MéTIER : Il enchaîne les petits boulots sans lendemain PARENT DIVIN : Thanatos AMBITION : Tuer Thanatos pour ramener sa mère et sa soeur à la vie DEFAUT FATAL : La Solitude POUVOIRS : Umbrakinésiste : contrôle et manipulation des ombres + Nécromancie : il peut invoquer les morts, mais est le seul à pouvoir les voir et leur parler, un mort ne peut pas refuser une de ces invocations mais lui-même ne peut pas refuser la visite d'un mort si celui-ci se présente POSSESSIONS : Un katana en fer stygien + une faux en métal hybride (briquet) + des lunettes passes-murailles
Caractère

Nathanaël est un garçon qui au premier abord peut apparaître désinvolte, voire désintéressé. Et c'est l'image qu'il aime renvoyer aux gens. Pourtant, il s'intéresse au contraire au moindre petit détail et est quelqu'un de très attentif. Pour lui c'est primordial de tout connaître de l'ennemi pour mieux le détruire, notamment son père qui est son ennemi numéro un. En réalité, le but de sa vie est de récupérer sa mère, et la seule solution qu'il trouve pour ressusciter les morts, c'est de tuer la Mort elle-même. Etant donné que son père est celui qui est à l'origine de tous ses maux, et plus encore, incarne la plus grande frayeur de tous les êtres vivants, il ne fera que d'une pierre deux coups. Son côté solitaire et son attachement pour son indépendance lui viennent probablement d'ailleurs de son géniteur, tout comme son calme à tout épreuve.

Même lorsqu'il se bat, Nathanaël reste décontracté ce qui déroute la plupart du temps son adversaire. C'est probablement parce qu'il n'a ni peur de perdre, ni de mourir, ni de donner la mort, et qu'il a une opinion objective et rationnelle sur ses capacités. En parlant de ça, il n'est pas le plus grand des combattants, le guerrier héroïque, mais est plutôt adepte du coup bas et sa doctrine "frapper dans le point faible" n'entame en aucun cas son intégrité. Il considère qu'il faut savoir profiter des faiblesses de l'adversaire et que celui qui ne le fait pas se surestime. Il fait partie des personnes qui ne chercheront pas le combat, sans parler de pacifisme bien évidemment, mais qui surprendront une fois que ce dernier sera engagé. Nath n'est pas du genre à chercher les palmes de la gloire, une fois la besogne faite, il range son arme et se retire dans l'ombre, là où il peut observer sans être vu, se retournant à sa petite vie et frayant son chemin au milieu des cadavres jusqu'à Thanatos qui l'attend au bout.

Taciturne est peut être un mot qui le qualifierait mieux. Son autonomie et sa volonté de vivre seul ne font pas de lui un être totalement asocial. Il est en réalité très loyal et bien qu'il ait des difficultés à s'intégrer à un groupe, il aime ce confort d'amitié et cette sorte de cocon de chaleur dans lequel on se trouve lorsque l'on est intégré. Il n'est pas du genre à aller en soirée pour danser ou boire mais plutôt pour parler aux gens : il aime beaucoup converser avec eux pour essayer de les comprendre, de comprendre le genre humain, car les discussions disent plus que de simples mots. En réalité, Nathanaël se sent différent des autres humains, il a l'impression qu'une part de la nature divine de son père vit en lui et qu'elle prend le dessus, l'empêchant d'être pleinement vivant et peut être à la base de son cynisme à toute épreuve, comme sorte de mépris de cette vie qu'au fond il chérit tant.

Malgré son côté reclu, Nathanaël a un charme et un charisme naturel dont il ignore lui-même l'existence. C'est peut être une façade mystérieuse que voient les autres quand ils le regardent, mais les rares personnes qui arrivent à le percer le définissent comme souriant. Il a toujours refusé de se mettre en couple, il sera le mieux placé pour vous expliquer pourquoi.

Anecdotes

1 •est né d'une "portée" de triplés 2 • a parfois du mal a différencier les morts des vivants qui lui parlent 3 • les gens ont souvent pensé qu'il était fou 4 • refuse d'avoir une compagne et des enfants pour ne pas que la malédiction se reproduise 5 • un peu pyroman sur les bords il aime jouer avec le feu (littéralement) 6 • déteste les papillons 7 • se gratte le côté gauche de la nuque quand il se sent mal à l'aise 8 • a une tâche de naissance en forme de faux sur l'épaule droite 9 • porte souvent du noir ou du gris 10 • monte très bien à cheval 11 • parfois les animaux ont peur de lui, sentant probablement sa proximité à la mort 12 • d'origine juive, sa mère a arrêté de croire en Dieu en rencontrant son père 13 •il est algophobe (peur de voir les autres souffrir) 14 • tuer ne lui fait ni chaud ni froid 15 • lit beaucoup et aime discuter avec les morts de leurs livres 16 • ne supporte pas que quelqu'un mette le nez dans ses affaires 17 • pas du tout tactile, il déteste que l'on envahisse son "espace personnel" 18 • effrayant par sa violence calme 19 • passionné par la culture asiatique 20 • a tué une des triplées 21 • se drogue au coca 22 • ne boit jamais de café, seulement des chocolats chauds 23 • garde ses secrets enfouis au fond de lui 24 • est considéré comme une bonne épaule pour pleurer 25 • est une calculatrice ambulante, peut manier les chiffres avec une aisance incroyable (bien que cela lui soit peu utile car il ne le met pas à profit) 26 • est toujours en basket 27 • veut acheter un hypogriffe 28 • Aime beaucoup les balades en forêt et les pique-nique 29 •Parle Français et Anglais couramment 30 • Ne peut dormir que dans le noir le plus complet 31 • Déteste le footing mais en fait au moins deux par semaine pour se défouler 32 •N'a pas de diplôme et sa vie en faisant des petits boulots 33 • Est fan de pistache (a presque toujours un sachet sur lui) 34 • A une cicatrice sur le bras droit qui lui rappelle son combat contre sa soeur Salomé 35 • Aime faire craquer les feuilles mortes entre ses doigts et les regarder être envoyées au loin par le vent 36 • connaît par coeur le film Pearl Harbor, Dany est son exemple 37 •A dore aller au cinéma et se mettre tout derrière 38 • A le don pour se mettre les gens à dos 39 • Est du genre à faire rager pour le plaisir 40 • a été brûlé sur toute la partie gauche de son corps pendant l'attentat et ne retrouvera jamais l'ouïe dans l'oreille gauche

Et toi derrière l'écran
Pseudo : Admin Cookie
Âge :En ce temps-là j'avais 20 ans  i'm the killer of death + nathanaël  3089976114
Comment as-tu connu le forum ? : j'arrive tout droit de la V1
Quelque chose à en dire ? : i love you
Code du règlement : i'm the killer of death + nathanaël  1681943331
Un mot d'amour ? :  i'm the killer of death + nathanaël  2864644318
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Nathanaël Destampes
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MessageSujet: Re: i'm the killer of death + nathanaël    i'm the killer of death + nathanaël  EmptyMar 6 Nov - 11:02

Histoire
« ma vie, leur tragédie  »


Cher journal,
le psychologue m'a conseillé d'écrire ma vie dans un carnet, pour remettre mes idées en place, pour que tout aille bien dans ma tête et que je fasses mon deuil correctement. Il dit que cela m'aidera peut être à comprendre pourquoi elles sont mortes. Du coup et bien j'ai acheté un vieux cahier à deux euros et me voilà. Nan je déconne, jamais j'écouterai ce vieux grisonnant en costume trois-pièces : faut être frappé pour écrire un journal.

*Un jour, la Mort, faisant son travail, vint chercher un homme de la soixantaine, allité et en piteux état après un grave accident de voiture. A son chevet était assise sa fille, une femme d'une beauté simple et sans apprêt. Elle tenait la main de son père et ne voulait pas la lâcher tandis qu'elle le regardait dormir. Et la Mort resta sur le seuil, à regarder cette créature divinement belle qui n'avait pas la sensation d'être épiée. Et pourtant, elle sentait déjà la mort envahir la pièce, mais ne cessait de s'accrocher à cette main, à ce contact qu'avait son père avec la vie, probablement le seul. Et pour l'une des rares fois de sa vie, Thanatos fut touché et détourna les talons. Alors le père ouvrit les yeux et émit une pression de ses doigts autour de ceux de sa fille, elle lui sourit et déposa un baiser sur son front.

Plus tard, alors qu'elle rentrait à l'hôtel, Chloé sentit à nouveau cette présence morbide près d'elle et ressenti un frisson parcourir tout son corps, croyant à un coup de vent, et de peur de prendre froid, elle se dépêcha de rentrer dans le bâtiment pour se réchauffer. Ce qu'elle ignorait, c'était qu'Il était bouleversé par elle, et qu'Il s'était approché pour respirer son doux parfum. Les médecins avaient dit qu'il s'en remettrait, alors que le matin même sa vie était en danger, et Chloé remercia Dieu pour cela. [Une quinzaine de jours plus tard] Le père de Chloé se remettait tant bien que mal et était sorti de l'hôpital, se reposant désormais chez lui, auprès de sa femme. La jeune femme de 30 ans prit donc le train pour rentrer chez elle, et pendant le trajet Paris-Saint Malo, elle se réjouissait tout en étant un peu secouée par ce pressentiment étrange qui l'animait sans qu'elle ne puisse dire pourquoi. Arrivant chez elle au moment du dîner, elle appris que ses amis, un couple chez lequel elle devait dîner, ne pouvaient pas la recevoir. Elle décida alors de chercher une petite crêperie pour prendre un repas rapide mais agréable pour son retard en Bretagne. C'est alors qu'elle Le rencontra. Il la croisa dans la rue et elle sentit à nouveau cette sensation dérangeante leurs regards se croisèrent et elle eut l'impression de le connaître. « Excusez moi ? Je vous connais ? ». Il lui sourit gentiment en répondant qu'il ne l'avait jamais vu. Comme elle insistait, il lui dit qu'il était un adepte de la crêperie et s'y rendait justement. C'est ainsi que son dîner en solitaire se transforma en repas avec un homme qui l'intriguait au plus haut point, et qui était d'une beauté hors norme. Et puis il avait cette aura à la fois terrifiante et irrésistible qui l'attirait comme un aimant. Les deux jeunes gens se revirent plusieurs fois avant d'entretenir une relation amoureuse. Pour la première fois de sa vie, Chloé avait l'impression qu'elle pourrait enfin se marier, à 30 ans, il était temps pour elle de fonder une famille.

Sa grossesse se passa sans problème, elle apprit qu'elle n'attendait pas un, ni deux, mais bien trois enfants. Au début elle voulut le cacher à Théo, son compagnon, de peur de l'effrayer, mais elle ne put le faire bien longtemps. Leur amour était inconditionnel l'un pour l'autre. Mais plus les jours avançaient, plus le terme s'approchait, plus ce dernier semblait anxieux. Un soir, alors qu'ils étaient assis sur le canapé, Chloé lui demanda :« Théo, je vois bien que quelque chose ne va pas. Parle moi... C'est les enfants ? Tu as peur ? ». Il la regarda. Porter trois enfants était épuisant mais elle restait la plus belle femme qu'il ait jamais vu, il l'embrassa sur le front et lui dit alors : « Mon amour, je t'aime et j'aime les enfants que tu portes mais tu as raison, je suis effrayé. Je suis effrayé par ce qu'ils vont être. Ecoute moi Chloé, j'ai quelque chose de très important à te dire, et surtout ne me prends pas pour un fou. Ecoute moi jusqu'au bout. » Intriguée et un peu anxieuse, la jeune femme hocha la tête en caressant son ventre. « Dans une semaine tout au plus tu vas accoucher. De trois enfants magnifiques : mi-humains, comme toi, et mi-dieux, comme moi... ». Commença-t-il alors. Elle l'écouta parler jusqu'à la fin, et il lui raconta tout, comment il aurait dû prendre son père ce jour-là et qu'il n'avait pas pu à cause d'elle, comment il l'avait suivi et aimé, et comment il n'avait pu résister à son amour pour elle. Tout pris sens pour elle. Elle fixa son air consterné et lui demanda ce qui le tracassait, s'il avait peur. « Je suis terrifié Chloé. J'ai un pressentiment, que quelque chose de terrible va arriver, et que je ne pourrais rien faire pour l'empêcher. »

Chloé accoucha de trois enfants : deux filles et un garçon, dont elle choisit les prénoms, tous juifs comme la tradition le voulait : Alma, Salomé et pour le garçon, Nathanaël. Mais alors qu'elle leur souriait, exténuée mais radieuse, Thanatos eu une vision. Il sortir pour reprendre ses esprits avant d'annoncer la terrible nouvelle à sa femme et ruiner le seul moment heureux qu'ils avaient. Le dieu de la mort décida d'attendre quelques jours avant de lui dire, pour qu'ils vivent sans ce joug le plus longtemps possible. Mais une semaine plus tard, il fut bien obligé de lui dire. « Chloé mon amour, chaque jour que tes enfants grandiront seront retirés sur ta longévité. » La phrase tomba comme un couperet. On ne s'unissait pas à la Mort impunément. Chloé regarda ses trois enfants et fondit en larme, chaque année elle prendrait non pas un an mais quatre. Déjà âgée de 31 ans, elle sentit son monde s'écrouler.*

Et c'est ainsi que je suis venu au monde ! Sympa comme entrée en matière n'est ce pas ?

Chloé décida de ne rien dire à ses enfants. Il ne fallait pas qu’ils se sentent coupables de la vieillesse prématurée de leur mère. Thanatos lui, ne savait que penser : il allait voir sa bien-aimée mourir bien avant l’heure, par sa faute, mais d’un autre côté, ils seraient ensemble pour l’éternité. Il aurait voulu pouvoir empêcher ça, tout en le désirant au fond de lui. Il fut plus facile, maintenant qu’elle savait tout, de lui avouer qu’il ne pourrait pas rester souvent avec eux. Il n’était déjà pas sensé sortir des Enfers, mais alors vivre avec une humaine, le monde autour de lui ne ferait que mourir petit à petit : il devait retourner dans sa solitude, seul lieu où, exilé, il pourrait éviter de causer la destruction du monde.

Nathanaël et Alma sont des enfants qui ne posent pas de problème à l’école maternelle, au contraire de leur sœur Salomé qui est plutôt agressive avec les autres enfants et ne veut pas partager, et comme d’habitude dans un groupe de trois il y en a deux qui s’entendent mieux. Je ne vous laisse pas le suspens, le côté violent et sombre de Salomé effrayait tout le monde, même ses triplés, et elle préférait rester avec leur mère. Il faut dire que même si les triplés étaient soudés, ils n’étaient pas toujours sur la même longueur d’onde, et cela s’amplifia en grandissant.

La première fois que Nathanaël eut un semblant de pouvoir, ce dans sa neuvième année. Un de ses amis mourut, mais lui il continuait de dire qu’il était là, qu’il était vivant et qu’ils pouvaient jouer ensemble. Personne ne le croyait, on pensait qu’il était tellement perturbé par la mort de son ami, lui qui était si jeune. Cela énerva beaucoup Nath qui ne comprenait pas pourquoi les gens ne le croyaient pas. Il s’énerva contre plusieurs autres enfants et contre sa maîtresse et fut envoyé dans une autre école pour finir l’année : mais il continuait de voir son ami et un jour, lorsqu’il lui demanda s’il était mort, lorsqu’il osa enfin, ce dernier lui dit que oui, et qu’il n’avait encore rencontré personne qui pouvait le voir et lui parler. C’est ainsi que Nathanaël découvrit son pouvoir.

Lorsque les enfants eurent 12 ans, leur mère les envoya à la colonie pour la première fois. Elle voulait qu’ils se défoulent pendant les vacances et elle n’avait au moins rien à payer, pas même le trajet d’avion (en général Thanatos se débrouillait pour qu’elle ait de l’argent pour l’avion). Ils ne rechignèrent pas, ayant toujours su de qui ils étaient les enfants. Le fils de Thanatos trouvait la colonie sympathique, il vivait dans un bungalow avec ses sœurs et tout était assez intéressant, ils apprenaient à se battre, ce genre de choses. Lui adorait se battre avec un katana, depuis qu’il était devenu fan des cultures asiatiques il ne s’en lassait pas (et lisait manga sur manga d’ailleurs).

L’âge de 14 fut un tournant majeur dans la vie des triplés de la Mort. Leur mère fêtait ses 87 ans, et décida d’enfin leur apprendre son âge. Elle n’avait physiquement pas vieillie, mais savait qu’elle n’en avait plus pour longtemps : le médecin lui avait décelé une maladie des poumons qui ne pouvait malheureusement pas être guérie et qui lui serait fatale. Chloé réunit alors ses quatre enfants en leur expliquant que la vie de chacun était pris sur la sienne, que c’était pour ça qu’elle était malade et qu’elle allait à l’hôpital, mais qu’ils n’avaient pas à s’en faire, que tout irait bien et qu’ils iraient vivre à la campagne en Amérique chez son frère ou en ville chez sa sœur, comme ils le souhaitaient et que lorsqu’ils seraient majeurs ils pourraient récupérer leur héritage. Plus que choqué, ils pleurèrent avec leur mère pendant longtemps, lui demandant comment arrêter cela. Malheureusement cela semblait impossible. Mais pendant que chacun réfléchissait et que tous se lamentaient, Salomé étaient en train d’élaborer un plan des plus noirs.

Le soir vint et chacun alla se coucher. La jeune fille se leva et attrapa un couteau à viande dans la cuisine. Les responsables de la maladie de sa mère chérie c’était eux, mais avant tout c’était Nathanaël et Alma : si elle les supprimait, sa mère aurait du répit, et elle pourrait vivre avec elle plus longtemps. Elle se dirigea vers la chambre de Nathanaël, qui dormait seul, alors qu’elle partageait sa chambre avec Alma, et en sortant, l’avait réveillée. Sa plus grosse erreur fut de ne pas avoir tué Alma en premier pendant qu’elle dormait encore : pourquoi ne pas l’avoir fait ? Allez savoir… Salomé poussa la porte de la chambre de son frère. Celui-ci se redressa sur son lit et la fixa « Ah c’est toi Sam’, tu m’as fait peur, qu’est ce qu’il se passe ? T’arrives pas à dormir avec l’histoire de maman ? » Demanda-t-il à sa sœur avec un sourire triste. Le garçon n’arrivait pas à apaiser son esprit pour s’endormir, se creusant les méninges pour trouver quelque chose. La jeune fille ferma la porte et alluma la lumière alors qu’elle se jetait sur lui le couteau en avant. Nathanaël n’eut que le temps de voir Alma entrebâiller la porte, horrifiée, alors qu’il sentait le couteau le transpercer. Il poussa un cri alors que la lame s’enfonçait dans son bras. Heureusement qu’il s’était levé pour éviter sa sœur sinon elle lui aurait planté en plein cœur. Le garçon, désarmé, tendit les deux mains vers sa sœur pour l’empêcher de bouger et miracle, elle s’arrêta : interdite. Ce fut alors que Nathanaël découvrit qu’il contrôlait les ombres. Le fils de Thanatos, bloquant toujours sa sœur d’une main, attrapa sa lampe de chevet. Il s’avança vers elle, son bras ensanglanté resserré autour de son arme. Sa sœur, sa triplée, celle avec qui il avait toujours tout partagé, essayait de le tuer ? Une rage s’empara de lui lorsqu’il comprit pourquoi. Salomé voulait les tuer, lui et Alma, pour aider leur mère : cela ne marcherait pas. Mais il comprit également qu’elle ne s’arrêterait pas. Alors qu’elle se défaisait de son emprise avec son propre pouvoir qui consistait à faire disparaître les ombres, il s’avança contre elle. Nathanaël était plus grand, plus fort et plus rusé que sa sœur qui était légère et rapide. Le garçon sa lampe à la main, para un coup de couteau, puis un autre, finit par la désarmé en lui brisant le poignet et assomma sa sœur avec la lampe. Enfin c’est ce qu’il crut au début. Alma poussa un cri de terreur et il sentit une partie de lui s’évanouir. Ô par Zeus : il venait de tuer sa sœur. Nathanaël lâcha son arme et se tint le bras. Il se mit à pleurer, submergé par la tristesse d’Alma qui doublait la sienne. Il essaya de sécher ses larmes mais cela le heurtait tellement fort. Nathanaël regarda la fenêtre de la chambre, puis Alma : « Alma aide moi. Salomé s’est suicidée, elle a sauté par la fenêtre de sa chambre. » Disant cela, il attrapa les bras de sa sœur, s’attendant à ce que la deuxième attrape les jambes pour l’aider ce qu’elle fit, non sans être restée interdite un certain temps, se refusant de toucher au cadavre : elle devait aider son frère, il venait de lui sauver la vie, mais peut-être ne le réalisait elle pas encore. Ils transportèrent Salomé jusque dans la chambre des filles et ouvrirent la fenêtre. De là, ils jetèrent le corps et Nathanaël ne le quitta pas des yeux dans sa chute avant qu’ils ne s’écrasent au sol, dans un bruit d’os brisés. Il hurla une nouvelle fois. Comment en étaient-ils tous arrivés là ? C’était la faute de Thanatos, de sa foutue malédiction, de ce dieu de la Mort qui ne pouvait rien leur apporter de bien. Accroupi au niveau de la fenêtre, Nathanaël pleura toutes les larmes de son corps tandis que le sang coulait de son bras jusqu’au sol, n’osant même pas regarder Alma.

Il fallut tout nettoyer : sa plaie, le sang, le couteau, jeter la lampe… couvrir le meurtre. Ils le firent pendant toute la nuit, sans bruit, sans se parler, sans se regarder, trop traumatisés l’un l’autre, et Nathanaël voyait Salomé, qui lui parlait, qui lui disait qu’elle était désolée, avec ce sourire mi-triste mi-sadique lui ne sachant si elle voulait le faire culpabiliser ou si elle l’était vraiment. Heureusement que leur mère était à l’hôpital et n’avait rien sur de cela. Les deux jeunes sortirent de l’appartement sans que personne ne les voit grâce au pouvoir d’invisibilité d’Alma et firent comme s’ils avaient passé la nuit ailleurs. Ils revinrent le lendemain dans l’appartement et durent faire face à la mort vraisemblable de leur sœur. Lorsque Chloé apprit cela, sa maladie chuta rapidement. Nathanaël et Alma devaient faire semblant de rester soudés alors qu’ils se sentaient plus seuls que jamais et lui vivait dans une souffrance constante, sa tristesse accentuée par sa peur de la souffrance des autres. Chloé ne vécut pas bien plus longtemps. Nathanaël la visita tous les jours à l’hôpital, il restait près d’elle souvent, presque toute la journée, et lui tenait la main alors qu’elle parlait de son père avec amour. Lui hurlait intérieurement qu’il voulait tuer son père, qu’il rendrait à sa mère sa vie de jeunesse et à Salomé son avenir gâché. Le samedi suivant Chloé mourut. On décida d’organiser les funérailles de la mère et la fille le même jour. La famille s’occupa de tout, Nathanaël décida de ne pas venir et laissa un mot à Alma sur sa commode le jour même en lui expliquant qu’il ne pourrait pas être là que ce serait trop difficile pour lui et qu’il voulait qu’elle lui pardonne, qu’il l’aimait de tout son cœur.

Nathanaël se regarda dans le miroir en sachant qu’il avait tué une de ses triplées et abandonnée l’autre, seule à l’enterrement de leur mère et de leur tiers. Il se fixa intensément et se maudit intérieurement tandis qu’il mettait une chemise blanche, une cravate noire et une veste de costume avec son pantalon noir. Il se dirigea vers la synagogue où sa mère était enterrée selon la tradition juive. Il ne pouvait pas manquer ça : mais il savait que son algophobie allait le faire souffrir physiquement, en plus de son bras qu’il gardait bien caché sous sa veste, et de ses blessures émotionnelles. Il n’arriva que pendant la cérémonie et resta au fond, fixant Alma, magnifique dans sa robe de deuil, et toute la famille de France qu’ils avaient pu réunir. Il partirait le lendemain pour l’Amérique, pour vivre chez son oncle jusqu’à sa majorité. A la fin de la cérémonie il se cacha alors que tout le monde sortait, mais il savait qu’elle sentait sa présence. Ils avaient comme une sorte de lien, et lorsqu’elle passa il laissa voir son visage. Ils ne s’étaient pas parlé, n’avaient pas échangé un mot. Alma se dirigea vers lui. Impériale dans sa robe noire, telle une princesse triste de la mort, ce qu’elle était malheureusement. Il la regarda et la douleur dans les yeux de sa sœur lui écrasa le cœur. « Qu'est-ce que tu fous ici ?! Je croyais que t'avais décidé de t'enfuir espèce de lâche ! De toute manière c'est mieux comme ça... Dégage ! T'as tué Salomé, t'as précipité la mort de maman ! Franchement tu ferais mieux de partir avant de tuer quelqu'un d'autre ! Fous le camp, je veux plus te voir ! » Il ressentit cette claque verbale plus forte que le couteau qui l’avait transpercé. « Alma je... Elle m'a sauté dessus avec un couteau, transpercé le bras sous tes yeux ! Et que crois-tu qu'il te serait arrivé si elle m'avait tué hein ? Tu crois que tu serais en train de te la couler douce ? C'était elle ou nous deux ? Oui je t'ai abandonné pour maman, j'ai été lâche, mais j'ai sauvé ta vie bordel ». Elle lui répondit alors : « Ouais bah y'avais peut-être de meilleurs moyens que de lui fracasser le crâne avec ta lampe ! Ok tu m'as peut-être sauvé la vie, donc je t'ai couvert. On est quitte, maintenant fous-moi le camp ! » Il lui caressa le bras et sentit sa vie s’effondrer, les larmes aux yeux il dit alors : « Maintenant je m’en vais, je pars en Amérique. Je t’aime plus que tout au monde Alma, tu es ma dernière raison de vivre. » Elle s’en retourna et lui aussi, en sachant qu’il avait désormais deux buts : tuer son père, et récupérer Alma.

La vie en Amérique n’était pas si compliquée. Il vivait à la campagne chez son oncle et s'occupait des chevaux dans son ranch. Il montait à cheval tous les jours et adorait ça. Il ne travaillait pas en dehors du ranch, ses études s'étant arrêtées. Il n'était rien d'autre qu'un garçon d'écurie et un neveu taciturne mais aimant son oncle. Nathanaël continua d'aller à la colonie pendant les vacances jusqu’à ses 18 ans. Il avait entendu parler d’un groupe de gens qui voulaient détruire les dieux et lui et bien, il voulait en être. Ces gens pourraient l’aider à tuer son père et à récupérer sa famille. Alors lorsqu’on lui proposa de les rejoindre, il ne refusa pas un instant, même si ça signifiait tourner le dos aux potentiels amis qu’il s’était fait à la colonie. Il s’en ferait d’autres ailleurs : qui partageaient son point de vue. Toute la haine qui lui oppressait le coeur et l'esprit, qui le rongeait comme le feu des Enfers allait enfin pouvoir s'exprimer.

***

La Résistance a été attaquée. En pleine fête, ce fut un véritable carnage, et la personne la plus touchée fut probablement Nathanaël. Nathanaël fixait l'écran, trop perturbé par la voix, il se concentra peu sur l'image. Cette dite voix n'avait pas fini de parler, l'homme n'était pas encore tombé au sol que le fils de Thanatos avait déjà rassemblé en un instant toutes les ombres des meubles de la pièce autour de lui, pour en faire un bouclier enveloppant Leslie. Il n'eut pas le temps de comprendre ce qu'il faisait : son instinct avait parlé de lui-même. Le tic tac de la bombe était inaudible pour lui, et de toute façon, elle avait éclaté bien avant qu'il n'eut pu l'entendre. Pourquoi son pouvoir s'était activé pour protéger Leslie ? Il n'en savait rien. Mais les ombres l'avaient entourée, pour la mettre dans une bulle protectrice. Ca ne tiendrait probablement pas le coup, mais au moins, le bouclier d'ombres absorberait le choc et Leslie supporterait la première vague. Tout ceci, seul son instinct l'avait compris. Parce que lui. Il était déjà au sol.

Tout d'abord il n'y eut rien. Puis elle surgit de nulle part. Elle. La douleur. Vive. Fulgurante. Brûlant son corps tout entier, comme si mille flammes le dévoraient en un instant. Il est dit qu'une forte douleur vous fait perdre connaissance, mais qu'une fois ce seuil de douleur dépassé, si elle est trop forte, trop extrême, alors au lieu de vous faire sombrer dans les méandres heureux de l'inconscience, elle vous maintient au contraire réveillé, et c'est là que commence le vrai cauchemar. Nathanaël était allongé par terre, incapable de bouger, se tordant intérieurement de douleur alors qu'une plainte, un râle sourd, s'échappait de ses lèvres meurtries. Son esprit était trop brouillé pour qu'il puisse réfléchir de façon cohérente, Leslie, la bombe, tout ceci ne lui parlait pas, était trop loin... la seule chose qui le maintenait hors du coma, c'était la brûlure qui voulait lui montrer qu'elle était la plus forte, mais qui l'empêchait de se rendre. Il sentait son corps déchiré, sa peau arrachée, la chaire sanguinolente et calcinée le tiraillait, brûlée à vif par les éclats de bombe qu'il avait pris de plein fouet, mais aussi par l'air qui désormais venait faire hurler la blessure. Sa tête était ailleurs, entre vie et mort, mais son corps lui, il le ressentait tout entier : la peine d'une bouche qu'il pouvait à peine ouvrir pour respirer, la brûlure qui le prenait à chaque fois que ses poumons se soulevaient, l'incendie qui ravageait la moitié de son corps, son oeil qui le faisait souffrir. Chaque parcelle de son corps était au supplice, et rien ne lui répondait.

Et dans tout cela l'odeur, l'odeur de ses cheveux brûlés, de sa chaire incendiée, qui lui emplissait les narines et lui donnait l'envie de vomir, bien qu'il n'en avait pas la force, mais aussi la peur, saisissante et omniprésente : la peur pour lui, pour sa douleur, et pour celle des autres. Cette peur lui collait à la peau en raison de la douleur omniprésente dans tous les gens qui l'entouraient, et Nathanël crut qu'il ne pouvait plus respirer : probablement qu'il était en train de suffoquer. Mais tout cela ne comptait plus, parce qu'il se sentait mourir à petit feu, et que si la flamme de la vie se battait toujours en lui, les ravages faits sur son corps ne le laisseraient plus jamais indifférent. Il luttait pour respirer, pour vivre, car il était hors de question que les terroristes gagnent, que Thanatos gagne. Mais encore une fois, c'était son instinct d'homme qui parlait, car s'il avait été en mesure de réfléchir, il se serait abandonné depuis longtemps, pour éviter cette peine effroyable et impitoyable.

La tête reposée sur le sol, les yeux entrouverts, il essayait d'absorber la douleur, d'aller côte à côte avec elle, de ne pas nager à contre courant, pensant que l'accepter la rendrait soutenable. Mais non, elle continuait de le dévorer, se nourrissant de sa chaire, monstre insatiable de souffrance infinie. N'osant plus bouger, de peur qu'une nouvelle décharge brûlante ne s'empare de son corps, Nathanaël luttait pour respirer. Le bruit faible de sa respiration continuait de siffler, l'air passant difficilement à travers ses lèvres entrouvertes. A moitié conscient, il aperçut une forme à ses côtés, trop peu concentré pour comprendre que c'était Leslie, trop mal en point pour se demander si on venait l'aider ou l'achever. L'instant plus tard il ressentait un pique de douleur comme il n'en avait jamais ressenti, qui était cette personne qui le torturait ? Puis ce fut comme s'il sentait la souffrance aspirée de son corps, comme si cette masse humaine à côté de lui aspirait à elle ce qu'elle pouvait en tirer. Sa peau était toujours brûlée et cloquée, mais extérieurement, les blessures les plus graves s'atténuaient quelque peu. Cela ne dura pas longtemps, car de sa vision floutée il put voir que le corps s'affala à côté de lui, mais ce moment de répit lui permis de reprendre un peu ses esprits, et de redescendre en dessous du seuil de douleur qui le maintenait éveillé. Alors Nathanaël ferma les yeux en un remerciement ultime, et sombra dans le coma.

On transporta probablement avec les plus grandes précautions son corps brûlé, on dut lui appliquer des bandages digne des grands brûlés de guerre, et on l'emmena sous perfusion dans un hôpital, car il était hors de question qu'on le laisse mourir. Attaché çà et là, relié à des câbles à plusieurs endroits, on essayait de réparer, de récupérer ce qu'on pouvait de son corps abîmé, des fonctions qui avaient été touchées. On sauva l'oeil, mais le tympan était trop abîmé, et on inscrivit sur son dossier médical que s'il se réveillait, il aurait besoin d'un appareil auditif s'il voulait entendre de l'oreille gauche. On pensa à une chirurgie esthétique réparatrice pour le visage, mais on ne pouvait rien faire sans son accord, alors on attendit, on attendit patiemment, qu'il se réveille enfin. Mais on était loin de se douter que cela prendrait autant de temps.


©️Ice
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